Toutes les langues se valent-elles?

Au CAFÉ BILINGUE, nous ne ne faisons pas de distinction entre l'occitan, l'anglais, le bambara ou le créole, et nous conseillons de  parler la langue de chaque parent, si tel est son souhait ... et si la langue a un sens pour la famille.

Cependant, pour construire un bilinguisme heureux, il faut que les deux langues aient le même statut la société. Ce n'est évidemment pas le cas. L'anglais jouit de plus de prestige que le créole, le berbère ou l'italien.

 

Le statut des langues en contact détermine- par des mécanismes socio-psychologiques complexes -  si le bilinguisme a un effet positif, neutre ou plutôt négatif sur le développement intellectuel de l'enfant.

 

Si on veut favoriser l'émergence d'un bilinguisme additif / harmonieux,  il faut réhausser le prestige des langues maternelles minorées.

 

De très nombreuses observations expérimentales démontrent une influence positive sur le développement intellectuel si la langue maternelle peu prestigieuse est valorisée par le milieu familial ou scolaire.*

Ainsi, on obtient les meilleurs résultats si la langue minoritaire est enseignée à l'école à tous les enfants, qu'ils parlent la langue ou non.

 

On est loin , en France, de pouvoir compter sur ce choix pédagogique.

 

Reste donc la valorisation par le milieu familial: seul un travail en profondeur avec les parents, notamment les mères, permettra de changer les attitudes.

 

C'est ce que nous faisons dans les groupes de parole, à Malakoff, Trappes, et Paris 18e

* J. Hamers, M. Blanc, Bilingualité et bilinguisme, Mardaga, Bruxelles, 1983, Chapitre III.4. Le contexte socioculturel dudéveloppemetn de la bilingualité

 

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